le site web du journal La Décroissance

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La saloperie à supprimer: Le Blog
" Mon blog, c'est tout moi. Je l'adore. C'est mon miroir. Quelle inteligence! Que je suis beau. Je m'y admire, Ô Narcisse ! Dans un monde où "ce qui se passe" est sur internet, ne pas être sur la toile aurait été ma condamner a l'inexistence. Alors plutôt que de me confronter au monde réel, j'ai déserté dans le virtuel. Là, tout est au même niveau. J'ai un site, comme Le Monde, l'UMP, ou General Motors! Plus besoin de construire du collectif ou des rapports de forces. Sur mon blog, je donne mon avis sur tout. C'est ma pierre au délire médiatique contemporain. Ingrid Betancourt est otage? Je crie mon indignation devant les monstres des Farc ! Ingrid Betancourt est libérée? Je pleure de joie puis exprime mon doute quand au lieu de me rendre hommage pour ma contribution à sa libération, ingrate et bigote, elle se rend à Lourdes pour pour remercier La Sainte Vierge. Il faut que je m'exprime sur tout sinon toute absence de réaction pourrait être politiquement suspecte. Et immédiatement. L'actualité est un train en marche qu accélère de façon exponentielle. Il ne faut pas que je le lâche sous peine de me retrouver sur le quai de la modernité. je réagis de manière pulsionnelle et émotive. Le recule? L'analyse critique, dans des article critiques, nuancés et dévelopés? Quel archaïsme ! Vous voulez ennuyer les gens, c'est ça ? On est à l'époque de Joffrin, mon vieux ! Plus besoin de m'encarter dans un parti politique, d'adhérer à une association, de faire un journal, je serais obligé de composer avec les autres, autant dire l'horreur ! Plus besoin non plus d'aller au bistrot ou de me promener. C'est has been. Heureusement, j'ai des copains sur Internet : moxwich62 et Uwziuqu7373. Ils discutent de mes posts. Ca dégénère très vite et le premier qui traite l'autre de nazi a gagné. Ma femme est partie. Elle en avait marre de ne plus me voir. J e m'en fous, j'ai une maîtresse sur Second Life. Enfin le sexe propre et sans odeur ! "

Raoul Anvélaut
rubrique Conso,
journal La Décroissance
n°52 septembre 2008

# Posté le mardi 02 septembre 2008 13:39

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 11:17

Le naufrage du poisson insubmercible
Il était une fois un poisson qui gambadait dans un bassin tel un poinsson ordinaire au milieu de ses congénères. Mais celui-là était un gourmand. Il dévorait bien sûr les proies habituelles des poisson mais surtout, et de façon surprenante, il raffolait d'oxygène, vraisemblablement à la suite d'une pertubation génétique. Sans cesse il aspirait goulûment l'air au-dessus de l'eau et aussi les bulles que faisait le jet d'eau en retombant au centre du bassin. Pourquoi se priver de ce qui abonde et s'offre gratuitement ? Poutant, la science ignore encors pourquoi, notre poisson n'évacuait pas les gaz ingérés et gonflait un peu plus à chaque inspiration, si bien qu'un jour il devint un poisson-baudruche, ressemblant à un sac plastique flottant à la surface. La pauvre bête regardait ces copains vaquer entre deux eaux, sans pouvoir déscendre vers eux pour jouer ou pour frayer. Il ne pouvait se nourrir qu'en gobant des insectes flottants car c'était un effort énorme de piquer de nez pour ceuillir une larve nageant un peu plus bas. Est-ce un hasard si le poisson-insubmersible était frère de laitance du poisson soluble ? un bizarrerie ne vient jamais seule.. Toujours est-il que, le poisson soluble féru de physique et de géologie pour avoir été l'élève de Claude Alègre, glissa furtivement àson frère, tout en restant dans l'anonymat de sa dissolution : "Va donc au bord avaler quelques pierres pour te lester ! " L'idée semblée semblait judicieuse, comme celles qui, selon le maître toutes spécialités de frère poisson soluble, vont permettre gràce à la magie technologique de cultiver des tomates dansle désert ou de s'autovacciner en mangeant des bananes. Aussi l'insubmerssible s'en fut, plutôt péniblement, jusqu'à la berge. Là il s'enfila quelques petits qraviers puis, comme c'était un gourmand, il absorba aussi plusieur gros cailloux. L'effet fut presque immédiat. La mamn des poissons, qui est bien gentille mais n'a pas eu de chance avec ses enfants, raconte que tout se passa comme pour le Titanic : l'insubmersible se transforma subitement en sous-marin incapable de remonter à la surface. Il sombra en tournoyant jusqu'à atteindre le fond du bassin où il se posa sans grâce. Alors commença un nouveau et plus terrible calvaire. Le poisson trop lesté regardait ses copains vaquer entre deux eaux sans pouvoir monter vers eux pour jouer ou pour frayer. Il ne pouvait se nourrir qu'en ramassant des cadavres de vers car c'était un effort énorme de se soulever pour ceuillir une larve nageant un peu plus haut. Il rerettait l'époque moins tragique où il s'était rendu insubmersible. Au moins pouvait-il encors converser avec les libellules ou entendre les économistes, assis sur le banc de jardin, discuter du remplacement du pétrole, dont les hommes c'étaient trp gavés, par lénergie nucléaire. C'est ainsi qu'il finit ses jours en rampant dans la vase, seul et misérable.
La morale de cette histoire c'est qu'une connerie n'est pas forcément réparable par une autre, même conceillée par l'Académie. http://jacques.testart.free.fr
La chronique de Jacques Testart
extrait du journal La Décroissance
n°52 septembre 2008


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# Posté le mardi 02 septembre 2008 17:00

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 11:27



RENTREE SANS MARQUES

La pub n'a rien à faire dans
les écoles. En principe, la
pub y est interdite. Elèves,
parents d'élèves,
chassons le mercantilisme
de l'école !


_____


Les enfants et les ados
ne sont pas des
hommes-sandwichs
pour les marques.
Afficher une marque
c'est se soumettre à
une multinationale


ANTIPUB.NET






Les publicitaires, c'est comme les dealers, ils atendent les enfants et les ados à la sortie des écoles et des lycées. Ils savent très bien que plus ils prennent les jeunes tôt, plus il serat dur après pour eux de se désintoxiquer de la consomation.

A cause de la publicité, de plus en plus d'enfant sont malades de l'obésité. C'est ça le métier des publicitaires : rendre les jeunes accro aux marques et à la conso pour servir de grosses entreprises qui exploitent d'autres enfants à l'autre bout de la planète.

La publicité est interdite à l'école, ça n'empeche pas les publicitaires de chercher par tout les moyens à y entrer. Alors en avant la chasse à la pub ! Placarde cette affiche dans ton école. Organise des débats avec tes copains, tes profs, tes parents. La pub il faut lui résister.


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# Posté le samedi 13 septembre 2008 16:42

Modifié le samedi 13 septembre 2008 19:21


La télé est polluante
à fabriquer, polluan-
te à faire fonction-
ner, puis polluante
en déchet, mais
c'est surtout une
extraordinnaire
machine à laver le
cerveau. La semaine
internationnale sans
télévision, c'est une
bonne occasion de
se libérer de cette
drogue. Les Français
la regardent en
moyenne 3h30 par
jour ! Et si tout sim-
plement, à la place,
on vivait ?
Organisez des
veillées, des débats.
Annocez vos
actions et téléchar-
gez l'affiche de la
Semaine sans télé
sur
casseurdepub.org
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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 08:38

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 11:03

La saloperie que nous n'achèterons pas ce mois-ci : L'escalator
Connaissez-vous la blague belge : " Un escalator tombe en panne en pleine heure de pointe : 40 personnes sont restées blequées pendant cinq heures " ? Ce n'est pas une blague car le cerveau est aussi une muscle. Quand on ne l'entraîne pas, il s'éteint. Les assistances mécaniques pour notre petit corps nous séduisent sur le même principe que celles qui devraient "aider" l'esprit : au début, on est heureusement surpris : " Chouette, je n'ai pas à faire l'effort de monter l'escalier. Quelle agréable sensation ! ", et, progressivement, le corps privé d'exercice s'affaisse. Les machines qui réfléchissent à votre place, c'est pareil : " Chouette une calculatrice ! ", " Chouette un gourou qui va penser pour moi ", " Chouette, un système idéologique qui m'évite de me faire mal au cerveau en me remettant en cause ". Et le cerveau s'éteint. L'escalator, c'est polluant à fabriquer, polluanr à faire fonctionner, difficile à détruire. On le trouve dans les pays riches où la majeur partie des gens surconsomme. Un adulte en peine forme sur un escalator, ça fait de la peine. Vous me direz : " Tout le monde n'est pas arrêté et certains montent les marches. " C'est là que cela devient loufoque, car avez-vous remarqué que le code de la route s'applique à l'escalator ? Ceux qui foncent obligent les autres à se ranger sur la droite ! et quel désarroi devant les escalator en panne (alors qu'ils sont devenus de banals escaliers). C'est à ce demander si certains ne rebroussent pas leur chemin. En plus, c'est dangereux pour les mains et les pieds des tout-petits. Les assistances mécaniques de ce type devraient être réservées aux personnes qui en ont vraiment besoin : les handicapés et les personnes âgées. Plutôt que de la pousser dans l'escalator, ça peut être sympa de porter la poussette d'une maman dans un escalier. L'architecture peut être pensée pour éviter le recours à ces machines et permettre l'accés de tous. Alors? l'escalier ou l'escalator ?
Raoul Avélaut,
Journal La Décroissance
n°37 mars 2007



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# Posté le dimanche 14 septembre 2008 11:04

Modifié le dimanche 14 septembre 2008 11:25